Les victimes du Tsunami ont maintenant besoin de matériel de pêche

Les victimes du tsunami hébergées dans les camps de réfugiés commencent à ressentir une certaine lassitude. Bien que l'aide logistique continue à affluer, le fait de ne pas avoir de travail et de plus de ne pas avoir un sou leur pose un véritable problème.

"Pour ce qui est de la nourriture, des vêtements, des médicaments et même du savon, il n'y a aucun problème. Mais combien de temps encore devrons nous continuer à vivre à ne rien faite ?" nous a dit la semaine dernière Ridwan (27 ans), victime du tsunami et actuellement hébergé dans le camp de réfugié de Cot Gue, village de Lakare, district de Darul Imarah département d'Aceh Besar.

Ridwan s'interroge également sur le programme du gouvernement qui a décidé de construire 125.000 maisons de type 36 m2 pour les victimes du tsunami. Il juge que la construction de ces infractructures, si elle n'est pas accompagnée d'offre de travail, va peser sur les réfugiés. " Si ces maisons sont gratuites, il n'y a pas de problème. Mais s'il faut les acheter à crédit, comment pourrons nous payer les traites, si nous n'avons pas de travail ?"

Syamsul (50 ans), également victime du tsunami, est du même avis. Il est originaire de Pulo Aceh et est actuellement hébergé dans un camp de réfugiés de la région de Lamrabo, Kotabaru, Aceh Besar. Syamsul et 244 autres personnes ont décidé de retourner vivre chez eux, dans leur île de Pulo Aceh.

Syamsul a vraiment besoin d'une maison. Cependant, s'il avait le choix, il préfèrerait qu'on l'aide en lui donnant un bateau de pêche. Il juge qu'avec un bateau de pêche il pourra prendre la mer et avoir des revenus lui permettant de vivre sans aide extérieure." Pour la maison, nous pouvons la construire en nous entraidant les uns les autres. L'important est de pouvoir se mettre à l'abri, ça suffit."

De la même manière Nasaruddin, réfugié originaire de Meulaboh, propose que la construction des infrastructures d'Aceh soit organisée en synergie avec les besoins d'offres d'emploi. D'après lui, la construction de logements pour les réfugiés peut être l'occasion de commencer à offrir du travail aux victimes du tsunami. Nasaruddin et ses amis se disent prêt à travailler à la construction pour un salaire standard.

"Ainsi, en construisant ces maisons, nous pourrons ensuite les habiter en ayant déjà une provision d'argent toutefois limitée. Avec le salaire que nous recevrons, nous pourrons bouger. Alors que maintenant nous n'avons pas d'argent pour aller où que ce soit. Tout ce que nous pouvons faire, c'est rester là sans rien faire ".

Zainul M, le 7 février 2005
Journaliste indonésien à Républika on line
Traduit par Jeannine Blanc, Solidarité Indonésie



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